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Point De Vue Bill :
___- Ne me regarde pas comme ça, Candice. Tu vas gober les mouches.
___- Mais je ne te regardais pas, Bill. Contrairement à ce que tu penses, tu n'es pas le centre du monde.
___- Tu parles à Bill Kaulitz, là. Donc si, je suis le centre du monde.
___- Non, je parle à Bill, mon meilleur ami lorsque nous avions 7 ans. N'oublie jamais ça.
___Je continuai mon chemin, toujours la tête haute. Ses paroles ne m'atteignaient pas. Le garçonnet que j'étais n'existe plus à présent. Et je ne replongerais jamais. JAMAIS.
___Je traversai le salon et la kitchenette d'un pas assuré. J'atteignis enfin le coin couchette. J'enlaçai Hailley par la taille tandis qu'elle rangeait ses affaires dans l'armoire juxtaposée à notre lit. Elle détourna le visage de sa valise rose bonbon et ses douces lèvres frôlèrent les miennes. Petit à petit, elle approfondissait notre baiser. Nos langues se cherchaient et se trouvaient avec plaisir. Mais nous dûmes mettre fin à ce délicieux moment.
___ Grâce à elle, je me retrouvais. Je me sentais bien auprès d'elle et ne pensais plus - ou presque - à la drogue. Mais je savais que, bientôt, le manque allait se faire sentir et qu'après ma prise, j'allais redevenir le Bill prétentieux et de mauvaise humeur que j'étais en ce moment.
___Voyant que la valise était vide, je la posai délicatement à terre et m'allongeai sur le matelas. J'ouvris grand les bras pour inviter Hailley à se joindre à moi. Ce qu'elle comprit et fit immédiatement. Je resserrai notre étreinte, mes mains se baladant le long de son corps frêle. Quelques minutes après la mise en route du bus, nos paupières se firent lourdes et ne tardèrent pas à se fermer pour un long moment.
Point De Vue Georg :
___- Putain, Georg, t'es sur quelle planète ? Tu joues oui ou merde ?
___ - Merde
___Sans même lui adresser un regard, je partis en direction du coin salon, loin de Gustav et du coin jeux. Qu'est ce qu'il peut me gonfler celui-là.
___ - T'as juste peur de perdre, en fait !
___ - Oui c'est ça, t'es trop fort pour moi. T'es content ?
___ - C'est juste la vérité. Bon, bin, je te laisse.
___Oui, c'est ça, dégage. Malgré les couples endormis, nos critiques fusaient haut et fort dans cet espace réduit. Mais tout ça m'était égal. Je me sentais seul et désemparé. Heureusement pour moi, une petite tête blonde fit son apparition sur le canapé à côté de moi. J'écartai mes jambes pour la laisser poser son dos contre mon torse. Une fois installés, je pris la parole.
___ - Désolé de t'avoir réveillé. Je n'ai pas réveillé les autres au moins ??
___ - Non, je suis la seule réveillée et puis, ce n'est pas grave. Tu sais, Tom n'a même pas bougé. Mais qu'est qu'il y a toi ??
___ - C'est Gustav. Je ne le supporte plus. Je ne veux pas porter préjudice au groupe, mais ça devient de plus en plus difficile pour moi. Je crois qu'après cette tournée, je ferais une pause. Et toi avec Bill ?
___ - Je trouve que c'est de pire en pire. Je ne sais pas comment faire pour qu'il ait une meilleure estime de moi.
___ - A part devenir une fille parfaitement parfaite, je ne vois pas. Pour lui, il n'y a que la superficialité qui compte.
___ - Hum, t'as peut-être raison.
___Après ça, plus personne ne parla. Malgré la bonne heure, nous nous reposions. Ce ne sont pas les quelques heures de sommeil que nous avons eu qui nous on permit de nous reposer suffisamment.
Point De Vue Candice :
___Le bus roule toujours. Il est environ 8h15. Nous sommes sur la route depuis presque deux heures. Tout le monde dort, même Georg contre lequel je suis toujours appuyée. Mais moi, je n'y arrive pas.
___Je me sens juste bien contre mon meilleur ami et son souffle régulier qui m'arrive aux oreilles m'apaise. Je n'ose pas bouger pour ne pas le réveiller. Là, je suis bien, tranquille.
___Mais dans un grand bruit de frein, le bus pila net. Je m'accrochai encore plus fort au cou de Georg qui venait de se réveiller en sursaut. Les autres ne tardèrent pas à arriver dans la pièce commune. Tous avaient la tête des mauvais jours. Le chauffeur accourut vers nous avec l'air préoccupé.
___ - Ca va tout le monde ? Rien de casser ?
___ - Non, nous allons bien, répondis-je après avoir regardé les autres un par un. Mais que s'est-il passé ?
___ - Un grave accident vient de se produire. Il faut attendre que les pompiers remettent tout en ordre avant de reprendre la route.
___ - Putain, ils font chier, sérieux. A ce rythme là, nous n'arrivons jamais et j'en ai déjà marre.
___Celui qui avait dit ça n'était personne d'autre que Bill, évidemment, l'homme au grand c½ur. IRONIE. Plus généreux, tu meurs.
___- T'es vraiment sans c½ur, Bill.
___Mon homme avait enfin prit la parole. Puis vint le tour de mon meilleur ami.
___ - Tu ne penses vraiment qu'à toi. Tu crois que les gens ont fait exprès pour retarder monsieur ??
___ - Vous me faites quoi, là, à tous être contre moi ? je me casse, j'ai d'autres choses à faire.
___Sur ce, il partit s'enfermer dans la salle de bains avec une trousse dans les mains. Nous, nous n'avions pas bougé.
Lorsqu'il ressortit, tous les regards convergeaient vers lui. Il avait le teint livide et les yeux rouges. DROGUE.
___ - C'est bon, me regardez pas comme ça. Tout va bien. Circulez.
___Tout le monde vaqua à ses occupations sans rien dire. Moi, je retournais près de Tom.
___Lorsque le bus redémarra, nous étions tous allongés. Je repensai aux paroles de Bill « Tout va bien ». Oui, jusqu'au prochain problème.
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Alors? Alors ?
Vos critques ?
Bonnes ou mauvaises,
je les prendrai en compte
Bisoux.